Sarah Boon, PhD, FRCGS
- womengeosciencecan
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1. Comment avez-vous décidé de poursuivre votre/vos diplôme(s) ? Connaissiez-vous la géologie/géoscience avant d’entrer à l’université ?
Je suis en fait entrée à l’université pour faire un baccalauréat en gestion de l’eau. Je m’étais inscrite en géographie et études environnementales. Au cours de mon BA, j’ai commencé à suivre quelques cours de géographie physique et je me suis rendue compte que j’aimais les sciences de terrain. J’ai donc changé pour un BSc en géographie physique.
Ça a été la meilleure décision que j’ai prise — je pouvais être dehors et faire de la science, une combinaison parfaite.
2. Décrivez votre parcours professionnel depuis la fin de votre baccalauréat.
Après avoir terminé mon baccalauréat, j’ai poursuivi un doctorat à l’Université de l’Alberta. J’ai commencé comme étudiante à la maîtrise, puis je suis passée au doctorat après ma première saison de terrain. J’ai publié deux articles issus de mon doctorat avant de le terminer, ce qui m’a permis d’obtenir un stage postdoctoral à l’Université de Victoria, puis un poste de professeure adjointe de 18 mois à l’UNBC. J’espérais que ce poste à l’UNBC devienne permanent, mais ce n’a pas été le cas, alors j’ai finalement obtenu un poste menant à la permanence à l’Université de Lethbridge.
3. Si vous pouviez revenir à votre première année de baccalauréat, choisiriez-vous le même diplôme et la même trajectoire professionnelle? Pourquoi/pourquoi pas ?
Oui, je le ferais, du moins pour le baccalauréat. J’aurais aimé commencer directement en BSc au lieu de changer d'orientation à mi-parcours. J’aurais eu beaucoup plus de cours sur le terrain, car au moment où j’ai fait la transition, les cours étaient tellement remplis que nous n’avions pas beaucoup de temps dehors. Mais j’ai beaucoup appris et j’ai eu d’excellents professeurs et amis, donc c’était une belle période de ma vie.

4. Quelles sont les trois meilleures choses dans votre travail/carrière? Et trois choses que vous changeriez ?
Je ne suis plus professeure maintenant, mais écrivaine indépendante. Les trois meilleures choses sont :
Je travaille entièrement selon mon propre horaire, ce qui est essentiel parce que j’ai parfois besoin de longs délais pour mes textes en raison de ma maladie.
J’adore écrire des critiques de livres pour la revue Science, parce que les ouvrages sont toujours intéressants et l’éditrice est formidable.
Écrire des livres ! Maintenant que j’ai terminé mon premier livre, je travaille déjà sur le suivant. Parce qu’au fond, qu’est-ce que la vie si on n’écrit pas.
Trois choses que je changerais :
Faciliter le processus de proposition d’articles aux magazines et autres médias. C’est décourageant d’avoir ce que je pense être une excellente idée, parfaitement adaptée à une revue, et qu’ils disent non ou ne répondent même pas.
J’aimerais que ma maladie ne dicte pas ma vie. C’est difficile de planifier ou de prendre des décisions quand je ne sais pas comment je me sentirai dans une semaine, un mois, etc.
J’écris trop de petits textes au lieu de me concentrer sur mon prochain livre. L’une de mes résolutions est d’y consacrer plus de temps et de réduire les projets secondaires.
5. Pourquoi l’équilibre entre les genres dans l’exploration minière, l’industrie minière et les géosciences est-il important pour vous ?
Je veux voir plus de femmes en géosciences pour avoir plus de collègues avec qui partager nos expériences. Avoir davantage de femmes peut devenir un moteur puissant de changement. Et puis, plus il y a de femmes, plus l’état d’esprit du domaine évolue, car elles apportent leur expertise et leur perspective à des problèmes spécifiques.

6. Pourquoi cela devrait-il être important pour tout le monde ?
L’équilibre entre les genres devrait être important pour tout le monde, car nous passons à côté des idées d’une partie essentielle de la population mondiale. La parité permet de partager les points de vue des femmes et de les rendre audibles, ce qui n’est pas toujours le cas. Les femmes et les hommes abordent souvent les problèmes différemment, et ces perspectives variées sont bénéfiques pour l’ensemble du milieu.
7. Quel conseil donneriez-vous aux jeunes femmes qui commencent une carrière en exploration minière, en industrie minière ou en géosciences ?
Je dirais : exprimez-vous et travaillez fort. Trouvez un groupe d’amies et de collègues, à la fois dans votre domaine et à l’extérieur, avec qui vous pourrez vous soutenir mutuellement dans les moments difficiles pendant vos études. Trouvez aussi une mentore ou un mentor qui pourra vous guider dans votre carrière, quelqu’un qui est déjà passé par là et qui saura vous encourager dans les situations complexes.
8. Qu’est-ce qui vous motive et vous occupe en dehors de l’exploration minière, de l’industrie minière ou des géosciences ?
Maintenant que je ne suis plus géoscientifique à temps plein, je dirais : écrire, faire de la randonnée, nager, et passer du temps avec mon chien et mon mari.






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